Compétences relationnelles…compétences personnelles…savoirs comportementaux…la rubrique «centres d’intérêt» de votre CV n’est pas là pour faire joli

Décrocher un nouveau poste ou changer de poste en cours de carrière suppose de passer par la case incontournable de rédaction du portrait ou du CV pour rentrer dans le jeu du recrutement. C’est ce document qui permettra aux candidat·es de présenter synthétiquement à l’entreprise son «déroulement de la vie», pour reprendre l’étymologie latine du mot curriculum vitae.

De manière concrète, si  on retrouve dans un CV la formation et les expériences professionnelles qui permettent de faire le lien entre l’offre et la demande sur un marché du travail très concurrentiel, d’autres rubriques doivent également y figurer: la fiche signalétique avec les moyens de contact, une photographie professionnelle, ainsi que… les fameux centres d’intérêt, source intéressante d’ « autres » compétences.

Pour valoriser ce savoir-être, nul besoin de lister les soft skills que l’on pense détenir. Il ne s’agit pas d’écrire simplement que vous êtes par exemple organisé·e, mais bien de le prouver. En ce sens, raconter un projet que vous avez mené en insistant sur les résultats obtenus illustrera les soft skills que vous êtes capable de mobiliser et retiendra donc davantage l’attention du recruteur.
Faites vous aider par votre entourage, il vous connait bien et saura porter un regard précis et critique sur les aptitudes dont vous avez fait preuve dans son propre environnement.

 

Curiosité, sens de l’engagement, rigueur, aptitude à fédérer autour d’un projet, autant de qualités développées aussi dans la sphère personnelle.Plus généralement, les centres d’interêt sont à soigner, car c’est ce qui permet d’identifier ce qui est au cœur même de la personne.

Ils expriment ce qui lui importe, ce par quoi elle est concernée, l’attention qu’elle porte à quelqu’un ou à quelque chose. Il ne s’agit pas de rentrer dans l’intime du candidat mais de cerner ses sujets de curiosité, de connaître ses valeurs… et ainsi d’identifier les qualités comportementales utilisables dans la sphère professionnelle.

 

Aujourd’hui, 62% des managers se disent prêt·es à recruter une personne principalement pour ses soft skills. Il est donc essentiel de ne pas délaisser cette rubrique et de la travailler tout aussi sérieusement que les autres parties du CV, même si elle figure généralement en bas de page. Par exemple, la musique est certainement un centre d’intérêt partagé par beaucoup de candidat·es. Mais ne citer que le mot «musique» dans la rubrique ne vous aidera pas à vous distinguer d’une autre personne. Indiquez plutôt que la pratique de la guitare depuis plusieurs d’années en solo puis dans un groupe vous a permis de développer de l’écoute et témoignera aussi de votre capacité à vous engager.

 

Pouvoir en parler longuement…

Les sujets sur lesquels on peut échanger sont donc nombreux puisqu’ils dépendent de chacun·e. Parmi toutes les « compétences douces » dont peut disposer un candidat, toutes ne sont pas valorisées de la même manière par les recruteurs. En analysant près de 800.000 offres d’emploi en 2019, le moteur de recherche spécialisé Adzuna a dressé la liste des 20 qualités les plus souvent exigées sur les annonces, soit un:

 

classement des soft skills préférées des responsables RH :

•l’adaptabilité (citée par environ 28,5% des recruteurs)
•l’esprit d’équipe (14,5%)
•la rigueur et l’organisation (13%)
•la motivation (11,5%)
•l’empathie et l’écoute (8%)
•la curiosité et l’ouverture d’esprit (4,5%)
•l’esprit d’entreprendre (4,5%)
•l’aisance dans la communication (4,4%)
•la créativité et l’inventivité (4%)
•la gestion du stress (2%)
•l’optimisme (2%)
•la confiance en soi (1,5%)

Nous avons tous, parallèlement à notre activité professionnelle, découvert, appris, construit, et partagé dans notre vie personnelle ces qualités qui nous ont aussi fait grandir. C’est le moment d’en parler.

http://www.adzuna.fr